Vendredi 2 décembre 2005 5 02 /12 /Déc /2005 21:11
"Il convient de relever que les ententes sur la répartition des marchés sont considérées par les autorités de concurrence comme injustifiables et comptent donc parmi les plus graves", explique le Conseil de la concurrence dans sa décision du 30 novembre.
 
Une décision qui condamne les trois opérateurs mobiles oeuvrant dans l'Hexagone à une amende cumulée record de 534 ME pour la collusion qu'ils ont organisée et appliquée entre 1997 et 2003, et plus particulièrement à partir de 2000. Plus concrètement, les opérateurs sont condamnés pour avoir échangé des informations sur leurs parts de marché et le nombre d'abonnés, et pour s'être entendu afin de maintenir leurs parts de marché.

Face à une organisation s'apparentant à un "Yalta des parts de marché", le Conseil s'est montré particulièrement sévère, qualifiant de "particulièrement graves" les man?uvres des opérateurs et les accords censés répartir entre-eux le marché, cette collusion ayant eu pour conséquence, aux yeux du régulateur, un dommage à l'économie. S'appuyant sur des documents saisis dans les locaux des opérateurs, le Conseil illustre le caractère secret des pratiques mises en place. En témoigne cette note du directeur général adjoint licences de Bouygues Télécom : " Je vous rappelle que ces chiffres sont échangés entre les trois opérateurs à titre confidentiel. Ils ne doivent en aucune façon être communiqués à l'extérieur et notamment pas auprès de nos instances réglementaires (ART, ministère,...)".

A Orange et SFR échoient les plus grosses pénalités. Les deux opérateurs, qui se partageaient 80 % du marché en 2003, sont ainsi condamnés à payer respectivement 256 ME et 220 ME, soit 6,4 % et 3,1 % de leur chiffre d'affaires 2004. Bouygues s'en sort relativement mieux, avec une pénalité de 58 ME, soit 1,78 % de son CA 2004.

Les condamnés ont immédiatement réagi, indignés par des accusations qu'ils réfutent en bloc et par l'ampleur des sanctions. Orange "conteste la réalité d'un quelconque pilotage concerté du marché" et interjette appel de la décision. Même constat du côté de SFR qui s'offusque et se dit "profondément choqué".

Motivée par cette condamnation, l'association UFC Que Choisir, qui avait dénoncé les comportements anti-concurrentiels des opérateurs dès 2002, revient à la charge : " cette décision n'est qu'une étape et l'heure de la réparation de chaque abonné est maintenant venue". Pour ce faire, l'association met en ligne
un outil chargé d'estimer le préjudice subi par les consommateurs. Ainsi, pour un abonné chez SFR, fidèle à son opérateur depuis 1999, et détenteur d'un forfait à 40 E, l'UFC estime ce préjudice à 112,79 E. L'Union fédérale invite les clients mécontents à remplir un dossier sur son site et entend mener une action judiciaire d'envergure contre le triumvirat des télécoms. A la clé, somme énorme, supérieure au milliard d'euros. On comprend mieux l'exigence de discrétion dans la note de Bouygues Télécom.
Edition du 05/12/2005 - par Vincent Delfau 
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 18:00

Grâce à la Freebox, les abonnés peuvent désormais regarder les chaînes du bouquet sur leur écran d’ordinateur en plus de leur écran de télévision!

Souhaitant poursuivre l'extension de son offre de télévision, Free permet à tous ses abonnés ayant accès à son service de télévision de regarder les chaînes du bouquet Freebox TV sur leur écran de télévision et dans les prochains jours sur leur écran d’ordinateur transformé par la Freebox en téléviseur.

Après avoir transformé la Freebox en Media Center grâce à Freeplayer, Free renforce ainsi la convergence entre l’ordinateur et la télévision.

Free ne diffuse bien évidemment pas le flux de télévision sur Internet. Il est sécurisé au niveau des DLSAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexeur) pour protéger l'intégrité des chaînes diffusées par ADSL et d'en limiter l'accès aux seuls abonnés.

L'infrastructure de Free permet que le contrôle d’accès soit aussi fiable que celui apporté jusqu'à présent en monoposte.

Répondant à une forte demande de ses utilisateurs, cette innovation donne l’accès à la télévision à des foyers non équipés de téléviseurs (jeunes, foyers à revenus modestes, colocations…). Free dépassera ainsi le million d’utilisateurs réguliers du service de télévision sur Freebox soit environ 5 % des téléspectateurs français.

Sous réserve d’éligibilité de la ligne téléphonique de l’abonné. Uniquement pour les chaînes du basic . Expérimentation ouverte à tous les abonnés ayant accès au service TV de la Freebox à compter du mois de décembre 2005 .

Free est une filiale d’Iliad.

Le Groupe Iliad est un acteur prépondérant sur le marché français de l’accès à Internet et destélécommunications avec Free (1er opérateur ADSL alternatif), One.Tel et Iliad Télécom (opérateursde téléphonie fixe) et Kertel (cartes pré-payées). Créé en 1991, le Groupe Iliad emploie aujourd’huiplus de 1 000 personnes. Le Groupe Iliad est coté sur l’Eurolist d’Euronext Paris sous le symboleILD.

Source: http://www.iliad.fr/actualites/cp_011205.pdf

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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 15:36

On re-monopolise?

Par Estelle Dumout
ZDNet France

Réglementation - L'opérateur a engagé un plan de raccordement en fibre optique des principales zones d'activité en France. Pour amortir ses investissements, il demande que ce secteur ne soit pas ouvert à la concurrence dans les prochaines années. L'Arcep refuse.

La 27e conférence de l'Idate, qui s'est achevée hier à Montpellier, a été le théâtre d'une nouvelle passe d'armes entre France Télécom et le régulateur des télécommunications, l'Arcep. C'est Didier Lombard, le patron de l'opérateur, qui a dégainé le premier pour dénoncer les «risques d'instabilité juridique» lorsque deux «organismes qui dépendent de l'État disent des choses contradictoires».

Une référence à la condamnation infligée début novembre à son groupe par le Conseil de la concurrence: 80 millions d'euros d'amende, pour abus de position dominante sur le marché de gros de l'ADSL. Dans cette affaire, France Télécom s'est défendu en arguant qu'il s'est contenté d'appliquer le tarif imposé par l'Arcep.

Or pour Didier Lombard, la priorité est désormais d'empêcher qu'un tel imbroglio ne soit réédité sur un autre sujet: le déploiement de nouveaux réseaux en fibre optique. L'opérateur s'est engagé, il y a un an, à mener un plan de grande ampleur pour raccorder en fibre optique les principales zones d'activités en France.

À l'Idate, le patron de FT s'est inquiété d'un «risque d'entrave au développement technologique et commercial, si les technologies et les marchés émergents devaient être surrégulés comme des marchés matures en sortie de monopole. Si on leur applique les mêmes recettes, cela ne va pas décoller».

Même exigence de Deutsche Telekom en Allemagne

En clair, il demande à l'Arcep de ne pas le forcer à ouvrir à la concurrence, pendant un certain temps, les réseaux en fibre optique qu'il va construire dans les années à venir. Une condition sine qua non pour parvenir à rentabiliser les lourds investissements que ces chantiers nécessitent.

Sur ce point, France Télécom se rapproche de la position de Deutsche Telekom, qui a annoncé son intention d'investir jusqu'à 3 milliards d'euros dans la mise en place de nouveaux réseaux en fibre optique, à condition de ne subir aucune régulation sur ce secteur pendant les premières années.

Début novembre, il a accentué sa pression sur le régulateur allemand en mettant dans la balance plusieurs milliers d'emplois: «si le développement [de ce réseau] était mis en péril par la régulation sur ce nouveau marché», quelque 5.000 créations de postes seraient remises en question, a prévenu l'opérateur.

En France, l'Arcep considère que cette demande n'est pas acceptable: «Un scénario de développement de fibre dont les modalités conduiraient, de droit ou de fait, à une remonopolisation du marché du haut débit professionnel ne serait pas conforme aux objectifs fondamentaux de la régulation», a affirmé à Montpellier Paul Champsaur, le président du régulateur. «À moyen terme, tant les entreprises individuellement que la compétitivité de la France dans son ensemble en paieraient le prix.»

Pas de fibre optique directement au domicile des particuliers

Paul Champsaur rappelle en particulier que «l'investissement des opérateurs alternatifs dans les réseaux d'accès d'optique pour les entreprises paraît aujourd'hui faible». Tant et si bien que certaines collectivités «envisagent de palier localement la déficience du marché, en installant elles-mêmes des réseaux de fibre neutres et ouverts à tous les opérateurs dans leurs zones d'activité».

Pour le moment, la problématique ne se pose pas en ces termes pour la fibre optique reliée directement au domicile des particuliers. En effet tous les développements de la "boucle locale cuivre" (réseau filaire classique) et de l'ADSL ne sont pas encore explorés et amortis. Le réseau actuel est «d'une qualité exceptionnelle et permet des offres de qualité en "triple play" à un prix de marché bas», se réjouit Paul Champsaur.

Selon lui, le déploiement de fibre optique jusqu'aux abonnés permettrait certes «d'envoyer, en plus, plusieurs canaux vidéo en haute définition, ce qui n'est pas possible aujourd'hui». Mais ces services supplémentaires ne suffiraient pas à eux seuls à rentabiliser l'investissement nécessaire au déploiement de tels réseaux, souligne le président de l'Arcep.

«Un déploiement graduel de la fibre vers l'abonné, ou une desserte en tâches de léopard paraît dès lors économiquement plus probable», conclut-il. «Couplé à l'utilisation des technologies VDSL2, cela permettrait de minimiser les risques d'investissement tout en améliorant largement la qualité des offres ADSL actuelles.»

Avec Laurent Dupin, envoyé spécial à Montpellier.

Source: http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39290478,00.htm

 

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 12:04

Selon le jugement rendu le 15 novembre dernier par le tribunal de Bayonne, télécharger en P2P n'est pas du recel. Explications avec Jean-Louis Fandiari, consultant NTIC ce Juriscom.net.  (29/11/2005)

PAR JEAN-LOUIS FANDIARI 

Consultant NTIC Collaborateur de Juriscom.net
 
Ecrire à Jean-Louis Fandiari

 Le 15 novembre 2005, le tribunal de Bayonne a relaxé un utilisateur du célèbre logiciel de peer-to-peer "Kazaa" pour le chef d’inculpation de recel. Nous savions déjà, au travers des décisions de Rodez, de Meaux, du Havre, de Toulon et de l’arrêt de la Cour d’appel de Montpellier, que le téléchargement d’œuvres de l’esprit sur les réseaux peer-to-peer pouvait bénéficier, comme au Canada, de l’exception pour copie privée. Mais nous ne savions pas encore, en droit français, si l’infraction de recel pouvait ou non faire obstacle à l’exception pour copie privée dans les cas où l’œuvre téléchargée a pour origine une mise à disposition illicite.

Le Peer to Peer n'est pas du recel
Rappelons que, aux termes de l'article L. 321-1 du Code pénal "le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d'un délit. Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier, par tout moyen, du produit d'un crime ou d'un délit."

A cette question, le tribunal de Bayonne répond par la négative. Nulle infraction de recel pour notre internaute, un cuisinier basque de 42 ans. En répondant ainsi à ce nouveau chef d’inculpation, qui apparaît pour la première fois dans ce genre d'affaires, et en réaffirmant qu’il n’y a pas atteinte au droit de reproduction, le tribunal de Bayonne contredit les conclusions auxquelles semblent arriver les membres de la commission du CSPLA [NDLR : Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique rataché au Ministère de la culture] en charge de ce délicat sujet.

(...)

Lire la suite sur: http://www.journaldunet.com/juridique/juridique051129.shtml

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 09:40

L'intersyndicale a appelé les salariés du FAI à débrayer ce lundi pour manifester contre la baisse de qualité de service de la hotline.

Trois syndicats ont appelé à la grève les salariés du service clients de Club-Internet, ce lundi 28 novembre. Selon les organisateurs, le mouvement était suivi à la mi-journée par 40 % à 50 % du personnel des centres d'appel, soit la hotline, le SAV et le back-office.

L'intersyndicale composée de la CGT, la CFTC et FO espérait que le mouvement gagne les autres départements du FAI. La CFDT n'a pas appelé au débrayage. Côté direction, on parle de « non événement ». Seulement 3 % des 280 salariés du call center auraient suivi.

Cette grève intervient la veille des négociations annuelles obligatoires entre la direction et les représentants du personnel. Si cette réunion n'amenait pas d'avancées significatives, les syndicats menacent de reconduire leur mouvement à la fin de la semaine.

Dégradation des conditions de travail

Les salariés manifestent contre une dégradation de leurs conditions de travail qui se traduirait par une baisse de la qualité de service auprès des clients de la filiale de T-online. « La rationalisation en termes de coût a une incidence sur le service offert aux clients. De plus en plus de postes ne sont pas remplacés, mais externalisés auprès de sous-traitants. On demande aux salariés d'effectuer des tâches qui n'étaient pas, à l'origine, de leur compétence. Ils apprennent sur le tas », explique un délégué syndical.

L'intersyndicale cite l'exemple des techniciens de la hotline de niveau 1. Ces employés sont en charge des demandes commerciales ou techniques. Pour les problèmes de diagnostiques complexes, ils transfèrent les appels vers les techniciens de niveau 2. Depuis quelques temps, il leur serait demandé de répondre à des points de plus en plus techniques. Les organisations syndicales demandent par conséquent une revalorisation des métiers pour ces compétences acquises sur le terrain. Autrement dit, des augmentations de salaires.

De même, les techniciens seraient obligés de trouver eux-mêmes des solutions techniques à des services commercialisés trop tôt. « Pourquoi vendre une technologie qui n'est pas stabilisée ? Nous craignons, avec l'arrivée de la télévision sur IP dans quelques mois, d'être confrontés à un nouveau matériel qui va nous renvoyer de nouveaux problèmes que nous ne connaissons pas », s'inquiète un syndicaliste.

Les syndicats s'inquiètent d'une externalisation massive des emplois au Maroc et en Roumanie, ou auprès de Techcity, la filiale du prestataire SR.Teleperformance. « Nous sommes inquiets. Les emplois vacants ne sont pas réattribués. Nous demandons une meilleure politique de mobilité interne », explique un syndicaliste.

« Nous n'avons jamais caché que nous travaillons avec des prestataires de services. Ce qui ne nous empêche pas de recruter en interne. Nous avons récemment embauché 80 conseillers clients », commente Virginie Adam, directrice des ressources humaines.

Club-Internet n'est pas le premier FAI confronté à un mouvement de grogne de la part des salariés. En mars 2004, le personnel de la hotline de Wanadoo faisait grève pour protester contre une restructuration. En février 2005, c'était au tour des salariés de Tiscali de protester contre la revente de leur société.

Hélène Puel , 01net.,

Source: http://www.01net.com/editorial/296371/fai/le-service-clients-de-club-internet-touche-par-la-greve/



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Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 22:31

Une proposition d'amendement au projet de loi DAVDSI, poussée au sein du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique par les représentants des majors et les sociétés de droits d'auteur, veut imposer la généralisation des DRM. Une proposition qui menace le logiciel libre et fait enrager ses partisans.



Le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information n'en finit pas de faire des remous. Après les critiques de plusieurs sociétés de droits d'auteurs comme l'ADAMI ou la SPEDIDAM, de nombreuses associations de consommateurs et de syndicats, le projet déclenche la colère des partisans de l'open source.

Lors d'une réunion du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), qui se tenait vendredi 18 novembre 2005 au ministère de la Culture, des représentants de la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) et du SNEP (Syndicat de l'édition phonographique), en l'occurrence Frédéric Goldschmidt et Marc Guez, auraient déclaré au représentant de la communauté du libre " Vous allez changer vos licences ". Thierry De Surmont, le représentant de la SACEM, aurait quant à lui déclaré « Vous allez arrêter de publier vos
logiciels » avant de se déclarer prêt à « poursuivre les auteurs de logiciels libres continuant de divulguer leur code source ".

L'objet du litige entre les principaux soutiens des majors du disque et du cinéma et les partisans du libre et le DRM (Digital Rights Management), la technologie qui permet de protéger un contenu numérique et d'en contrôler la "consommation" par son utilisateur. DRM et logiciels libres sont par nature antinomiques. Comme l'explique Loïc Dachary, pour la Free Software Foundation France, " l'industrie de la culture demande la généralisation des DRM et souhaite contrôler des utilisateurs. L'objectif du libre est de laisser les gens en contrôle de leurs logiciels". Selon Dachary, "Il ne peut y avoir que des solutions sociales au problème de la diffusion des contenus numériques. La technique ne peut pas remplacer la loi. (...)La seule chose que l'on nous propose avec le DRM est de mettre toutes les oeuvres numériques sous verrous et de confier les clés à quelques multinationales. Au pays du droit d'auteur, c'est difficilement acceptable".

Dans la ligne de mire des partisans de l'open source figure notamment une proposition d'amendement poussée par la SACEM, Vivendi Universal, le BSA et la division contenus de France Télécom qui stipule :

1er. Le fait, en connaissance de cause, d'éditer ou de mettre à la disposition du public, sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition non autorisée au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit littéraire et artistique qui ne comprend pas les mesures pour, en l'état de la technique, préserver ces oeuvres ou objets protégés contre un usage non autorisé" soit pénalisé.

2° Le fait d'éditer ou de mettre à la disposition du public, sous quelque forme que ce soit, un logiciel autre que celui visé au 1° ci-dessus, dès lors que, ayant connaissance de ce que ledit logiciel est manifestement utilisé pour la mise à disposition non autorisée au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit littéraire et artistique, l'éditeur n'a pas pris les mesures pour, en l'état de la technique, préserver ces oeuvres ou objets protégés contre un usage non autorisé.

3° Le fait, en connaissance de cause, de promouvoir directement la mise à disposition du public sous quelque forme que ce soit ou l'utilisation d'un logiciel visé au 1° et 2° ci-dessus.

4° Les dispositions ci-dessus s'appliquent sans préjudice de l'application des dispositions de l'article L121-7 du Code Pénal et de celles propres à la loi du 21 juin 2004.


Il est à noter que selon Christophe Espern, le fondateur
d'EUCD.Info, qui était présent à la réunion avec mandat des licences Creative Commons, le but des majors est de faire insérer l'amendement ci dessus dans le texte de loi par des parlementaires pendant la discussion en urgence de la loi DAVDSI, qui devrait arriver au parlement pendant les fêtes de Noël. Le texte enterrait largement le concept d'exception de copie privé tel qu'on le connaît aujourd'hui, entre la dinde et les marrons et menacerait dans sa rédaction actuelle l'avenir du logiciel libre.

Face aux enjeux, Christophe Espern demande au premier ministre, au nom de la FSF France de lever l'urgence sur le projet de loi DADVSI pour donner une chance au débat démocratique et empêcher le passage du texte en l'état.

Edition du 29/11/2005 - par Christophe Bardy

Source: http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-partisans-du-libre-enragent-contre-une-proposition-d-amendement-au-projet-de-loi-sur-le-droit-d-auteur-17982.html
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Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 20:39

Le service d'accès teste une solution alternative qui s'appuie sur l'ADSL 2+. Le débit peut atteindre 174 Mbit/s en réception et 18 Mbit/s en émission.

 

La Rédaction, VNUnet.fr 25.11.2005

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Dans sa quête de solutions alternatives afin d'augmenter le débit des connexions de type xDSL, la cellule R&D de Free dévoile les premiers résultats d'une expérimentation réalisée sur le F-ADSL. C'est le nom temporaire que le service d'accès du groupe Iliad a donné à cette technologie reposant sur le couplage de lignes en ADSL 2+.

Selon le FAI, le test aurait permis d'atteindre un débit maximal de 174 Mbit/s en réception et 18 Mbit/s en émission. A 1 800 mètres d'un nœud de raccordement d'abonnés (NRA), le débit en voie descendante est d'environ 120 Mbit/s.

Contrairement au VDSL2, cette technologie serait "non perturbante" pour le réseau et les autres abonnés. Elle permettrait de voir émerger de nouvelles applications comme la télévision haute définition en 3D, avance Free.

Absence de lancement commercial

Le service d'accès entrevoit aussi des avantages d'ordres pratique et financier avec l'accès F-ADSL. Les équipements DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) de Free, installés dans les répartiteurs, sont d'ores et déjà compatibles avec cette technologie alternative. Ce qui réduirait les éventuels coûts d'investissement réseau en cas de déploiement à grande échelle.

Mais ne nous emballons pas trop car Free met des bémols : les détenteurs de Freebox ne peuvent pas accéder à ces débits avec le matériel dont ils disposent actuellement. Et le service d'accès "n'envisage pas de lancement commercial" pour le moment.

 
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Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 16:57
LONDRES – Sagem Communication débutera la commercialisation ce mois-ci des premiers décodeurs MPEG4 basés sur le circuit de décodage MPEG4 STB7100 de STMicroelectronics et conçus pour la télévision haute définition (TVHD).

Le fabricant français d’électronique grand public estime qu’au moins 100 000 décodeurs devraient être livrés d’ici la fin 2005, incluant deux modèles pour la télévision en définition standard.

Avant la fin de l’année, Sagem étendra sa gamme de décodeurs MPEG4, tous basés sur le STB7100 avec des modèles HDTV conçus pour tous les types de diffusion satellite, câble, hertzien et ADSL.

Dans un commentaire de l’annonce, Carlo Bozotti, Président-directeur général de STMicroelectronics, indique : « La solution de décodage MPEG4 en un seul circuit permet à ST d’étendre au marché MPEG4 en pleine croissance son statut de premier fournisseur de circuits pour les décodeurs. »

Tel que le précise ST, grâce à son succès avec les premiers circuits de décodage MPEG2, ses plates-formes pour décodeurs détiennent, à ce jour, plus de 70% du marché mondial. Le groupe cite ici le cabinet d’études de marché In-Stat.

John Walko, CommsDesign.com

Source: http://www.eetimes.fr/bus/news/showArticle.jhtml?sssdmh=dm4.158980&articleID=174401785 

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